lundi 22 juillet 2013

TROIS BOMBES TOMBENT A GOMA




Trois bombes viennent de tomber le soir de ce lundi 22 juillet 2013 à Goma. Parmi ces bombes  2 dans le quartier mabanga nord et une au quartier majengo, deux des quartiers les plus peuplés de la ville. Pas des pertes en vies humaines mais quelques dégâts matériels sont  signalés.

Le commandant de la police urbaine, Yogo MOISE, met en garde les populations du parage étant donné que les bombes n’ont pas encore explosée ni extraites de la parcelle. Un lieutenant des Forces armées de la RDC, FARDC, a jeté l’une de ces bombes dans la toilette d’une parcelle voisine inhabitée. <<Pour le moment je ne peux que demander à la population de rester prudente car la bombe peux exploser et causer des graves dégâts à tout moment>>a-t-il dit.
Il soupçonne  les rebelles du M23 d’être à l’ origine de ces manœuvres
Selon un expert qui a requit l'anonymat  , cette bombe ‘’ canon 106 107 ‘’p
èse 35 kg, est de la famille des roquettes multiples.  Son explosion pourrait occasionner des dégâts énormes dans un rayon d’environs 15 mètres. 

Pendant que les combats se poursuivent à une dizaine des kilomètres au nord ouest, la population de Goma craint d’être cible de ces genres  d’incidents.


Par Feza UMANDE Alice

jeudi 18 juillet 2013

GOMA;UNE RUMEUR SOULEVE LA POPULATION

les femmes des militaires protestent contre le depart du colonel Mamadou
Ce jeudi matin, plusieurs habitants sont descendus dans  les rues de Goma.
C’était pour protester contre le supposé départ du colonel Mamadou Ndale qui dirige les opérations depuis la reprise des combats  entre le FARDC  et  les M23. 
Une rumeur qui proviendrait des  bouches de certaines  femmes des militaires laissait  entendre que le colonel Mamadou  allait quitter le front pour une éventuelle mutation dans une des provinces du pays .Ces dernières sont descendues torse nue dans les rues avec des bâtons et  couteaux criant leur mécontentement.

<<depuis que nous avons élu KABILA nos maris et enfants meurent au front tous les jours et quand un homme d’honneur veut mettre fin à cette guerre le gouvernement le rappelle à Kinshasa.>> est ce qu’on pouvait entendre d'une d'entre elle. 
Avant qu’elles n’atteignent le centre ville, elles ont étaient dispersées mais la rumeur s’était déjà répandue telle un feu de brousse. On pouvait observer ici des motards qui se regrouper disant qu’ils voulaient aller à l’aéroport pour empêcher l’avion qui devait ramener le colonel à Kinshasa de décoller.

Il a fallut que le maire de la ville vienne en personne pour calmer les tensions au sein de sa population. Il a voulut  rassurer les habitants de Goma qui ne cessait de crier à la trahison en leur confirmant la présence du colonel Mamadou au front. Tout en les exhortant de retourner vaquer à leurs occupations, il a loué la cohésion sociale dont les gomatratiens font preuve pour le moment. <<J’aurai honte de pouvoir fuir la ville de Goma une fois de plus si les rebelles viennent encore  l'occuper  >>a-t-il ajouté.

Cette population qui a été longtemps déçu par ses dirigeants  était  incapable de croire aux discours du maire. Elle a voulu voir de ses propres yeux le colonel qui selon les dire de l’autorité  urbaine se trouve sur la ligne de front. Monsieur KUBUYA NDOOLE a donc promis  que ce soir quand Mamadou sera a Goma, il sera présenté à la population.

Le colonel Olivier AMULI porte parole  de FARDC a lui aussi été obligé de rassurer les habitants de Goma. Il a dit que c'est une stratégie de l’ennemie pour révolter la population contre ses dirigeants.
C'est seulement en fin de journée que le colonel Mamadou s'est presenté à la population. 


Pendant que les combats se poursuivent, à  Goma c’est un climat de révolte qui règne .Les jeunes, les motards et les femmes de militaires sont visiblement décidés  à tirer un terme à cette guerre qui déchire jusqu’ aujourd’hui la province du nord Kivu.

mardi 16 juillet 2013

REPRISE DES COMBATS ENTRE FARDC ET M23; LA POPULATION SOUTIENT SON ARMEE

la population soutenant les FADC
Reprise des affrontements entre le mouvement du 23 mars et les FARDC à MUTAHO,  une localité située à environ  10 km au nord de Goma .C’est depuis dimanche dernier aux alentours de 13h qu’on pouvait entendre des tirs à l’arme lourde à partir de Goma la capitale du nord Kivu.

 Pendant que la brigade d’intervention  est supposée être  fonctionnelle à partir du  20 de ce mois, les jeunes résidant aux alentours  de kanyaruchinya, s’attroupent à quelques mètres de la ligne de front en se disant venir soutenir les forces loyalistes.
Furieux contre les éléments de la MONUSCO, ils refusent que les  casques  bleus  franchissent  la barrière qu’ils ont eux-mêmes érigée les taxant de traitres. Selon leurs dires, les rebelles sont entrés dans la ville de Goma, ils ont tué, ont volé et violé sous l’œil impuissant des casques bleus.
Alors eux ne voient pas l’importance de cette mission onusienne à l’est de la RDC : « Nous sommes ici pour soutenir nos militaires en leur apportant de l’eau ou même des cannes à sucre. Nous avons espoir que notre armée va vaincre l’ennemi car il a été corrompu pendant longtemps » a déclaré un motard retrouvé à  kanyaruchinya
Signalons que ces jeunes barrent le passage à  toute personne ''suspecte'',certains journalistes, toute personne ayant une morphologie ressemblant à celle d’un rwandais.

le colonnel Mamadou appellant la population au calme
Le commandant Mamadou a rappelé la population au calme en lui  assurant de faire de son mieux pour récupérer les localités occupées  par les rebelles. Il leur a montré son inquiétude par rapport à cet  attroupement dans ce milieu dangereux : « Avec ce désordre qui se voit dans ce milieu, il est difficile de savoir qui est ennemi et qui  ne l ‘est pas » a-t-il dit.

Il a demandé aussi à ces jeunes de laisser passer la MONUSCO en tant que  partenaire des FARDC. Mais surtout de ne  pas s’attaquer aux journalistes. Il a souligné que l’armée travaille  en étroite   collaboration avec les casques bleus.  Par ailleurs,  le soldat congolais  doit prendre ses responsabilités en mains pour sauver son pays de la main de l’ennemi.  Il a même promis d’aller jusqu’ à bunagana : « Je dois honorer l’uniforme des FARDC  et la terre des congolais » a-t-il ajouté.  Sa crainte est que les obus puissent atteindre les  personnes  proches de la ligne de front. Il leur a donc demandé de reprendre leurs activités en ville mais en vain.

Malgré la demande du colonel qui dirige les opérations, ces jeunes gens n’ont pas laissé la voix libre à tout le monde. Ils s’en prennent surtout aux journalistes en leur reprochant de diffuser des informations fausses.
Ces jeunes craignent plus la reprise des négociations de kampala : « Nous voulons en finir une fois pour toute et rester en paix » a déclaré un des manifestants.


Pendant que les affrontements se poursuivent plus loin,  à Goma toutes les activités semblent s’effectuer normalement : boutiques, banques et autres activités commerciales ont ouvert et fonctionnent  timidement.





vendredi 14 juin 2013

WALIKALE,ENFIN DE L'EAU POTABLE



photo prise à walikale centre
Restauration  de neufs points d’adduction d’eau potable à Walikale centre le  mercredi 03 juin dernier. Ces bornes fontaines qui existent depuis l’époque coloniale ont nécessités une réhabilitation. Le CICR a donc décidé d’intervenir en appui à la Regideso pour répondre aux problèmes  d’eau potable dans ce territoire. Ce projet  s’inscrit dans le cadre du suivi des activités Wathab du CICR par rapport à son mandat qui est d’assister les populations victimes des conflits de guerre.

 Des ces 9 bornes fontaines, 8 ont été données  à la population civile et une aux militaires qui sera installée dans les instances officielles.
<<Cette première phase c’est juste une introduction pour les travaux d’assistance concernant  notre département eau et habitat. Les décennies passées, la population a augmentée avec les guerres et le déplacement massif .Cela a entrainé un besoin croissant en eau. >> a déclaré Monsieur Bonane CIKOLA, ingénieur assistant au département eau et habitat du CICR.

Pour pérenniser ce projet, la Regideso a établi des gestionnaires de ces bornes fontaines .Ainsi chaque habitant doit payer  10 francs congolais par bidon. Néanmoins, ces responsables de borne fontaine se plaignent disant que la rémunération n’est pas bonne: <<Nous passons toute la journée à vendre de l’eau au détriment d’autres activités. A la fin du mois nous nous retrouvons avec une somme très minime. Cela entravera le bon fonctionnement de ce projet >>.révèle Ramazani Rachid, un des gestionnaire des bornes fontaine.

Pour ce projet, la Regideso et les administrateurs de ces points d’eau se sont mis d’accord sur une tarification. Monsieur Constantin AYLA OSENGE chef de service commercial de la Regideso Nord Kivu affirme qu’ils se sont entendus pour que chacun puisse  consentir des sacrifices. Cette société étatique gagne 70% et les tenanciers des bornes 30% des revenus. La rémunération dépend de la manière dont l’eau a été vendue. <<Si tu as beaucoup de clients, tu gagnes beaucoup d’argent. >> A- t-il ajouté 

Les habitants de walikale commencent à prendre conscience du danger qui les guette en utilisant l’eau de source pour la consommation. Ils se révèlent satisfaits  de cette réhabilitation. Auparavant ils puisaient à la rivière lowa avec des risques de noyade et de développement des maladies hydriques.

Cette première phase de réhabilitation de l’eau potable est la préparation à la deuxième qui se veut de résoudre à grande échelle le problème de la population de la cité de walikale estimée à ce jour à 45 780 habitants.






jeudi 13 juin 2013

VENTE DES PRODUITS PHARMACEUTIQUES A GOMA

La vente des médicaments dans des pharmacies ici à Goma est faite de nos jours par n’importe qui. C’est parmi les conséquences des naissances extrêmes des pharmacies et le secteur de la santé qui est négligé en République Démocratique du Congo. De nos jours il est difficile de différencier un pharmacien de profession et d’un amateur.

Aussi les personnes malades ne se rendent pas à l’hôpital afin d’obtenir une ordonnance médicale de la part des spécialistes dans domaine de la santé. Ils se contentent d’acheter des médicaments dans des pharmacies sans l’avis du médecin. La grande question est de savoir si ceux auprès de qui ils achètent ces médicaments sont des personnes du domaine médical.

Monsieur CIKURU George vend dans une pharmacie au quartier KATINDO. Au fait c’est la pharmacie de sa femme qui a fini à l’institut supérieur de technique médical à Goma. Celle-ci, pour des raisons économiques est à la fois pharmacienne et couturière. Pendant qu’elle est entrain de coudre des vêtements dans son atelier son mari lui est dans leur pharmacie entrain de vendre des médicaments grace aux connaissances de sa femme.

<<On a neufs enfants, deux sont à l’université, trois à l’école secondaire, deux autres à l’école primaire  et deux autres ne sont pas en âge scolaire. Les études ici chez nous coutent chère. Moi je suis chômeurs alors comme ma femme est occupée dans son atelier de couture, je passe la plupart de mon temps dans la pharmacie. Grâce aux directives de ma femme  je peux aussi prescrire quelques médicaments pour les clients qui viennent dans notre pharmacie. Cela nous permet de payer les études des nos enfants et de satisfaire quelques besoins élémentaires. >>nous dit George.

Pour Dorcas il ne faut pas aller s’acheter les médicaments n’importe où. On ne sait plus qui est pharmacien et qui ne l’est pas. <<Un jour j’avais mal à la tête et suis partie à la pharmacie pour m’acheter des paracétamols mais au lieu de cela le pharmacien m’a donne de la vitamine C. Quand je suis arrivée à la maison mes parents m’ont dit que ce n’était pas du paracétamol. Et si ca pouvait être un médicament dangereux je pouvais avoir des graves problèmes de sante. Depuis lors j’achète des médicaments chez des pharmaciens que je connais bien>> déclare Dorcas.

Madame Esperance MASIKA NDEKELUKA infirmière à l’hôpital provincial du Nord-Kivu condamne cette pratique. Selon elle cela favorise l’automédication mais surtout les avortements. Ces profanes en  matière médicale ne savent pas l’indication ou la contre indication de tel ou tel autre médicaments. Ainsi les jeunes filles qui sont très rusées viennent acheter des médicaments qu’elles savent capable de provoquer un avortement. Mais si ca pouvait être un professionnel de santé qui prescrit ce médicament il saura qu’il ne doit pas donner un médicament sans l’ordonnance médical.

<<Il faut être titulaire du diplôme d’état de docteur en pharmacie (spécialiste en médicament) et une expérience professionnelle d’au moins 6mois et avoir des documents nécessaires pour l’ouverture d’une pharmacie. Cela pour éviter que les médicaments soient manipuler par n’ importe qui car par définition le médicament est un poison. Alors s’il est manipulé par n’ importe qui ce poison sera mis à la disposition de tout le monde avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer. >>nous dit Monsieur Jean Bosco MUSONDOLI pharmacien de formation.

Sur les 31 zones de sante de la province, il n’y a que 4 pharmaciens de formation ce qui est trop peu. Pour le moment c’est devenu difficile de reconnaitre un vrai pharmacien car tous sont en blouse blanche et derrière un comptoir entrain de vendre des médicaments.