jeudi 24 avril 2014
NYUMBANINEWS: Une seule moto à quatre, c’est possible à Goma !
NYUMBANINEWS: Une seule moto à quatre, c’est possible à Goma !: 4 personnes sur un seule moto à Goma Un policier avec son arme, sa femme avec un sachet de haricots, le taximan de moto, et enfin l...
Une seule moto à quatre, c’est possible à Goma !
| 4 personnes sur un seule moto à Goma |
« Ce
policier veut transformer cette moto en bus taxi de transport en commun ? »s’interroge
un autre taximan de moto qui observe la scène avec moi. Je ne savais pas encore
qu’il y avait assez de place sur une moto pouvant contenir jusqu’à 4 personnes.
La femme ayant entendu la question tente de
répondre au motard avec sourire : « Nous n’avons pas assez de moyen pour prendre une moto chacun. Mais
aussi on n’a pas assez de temps devant nous pour prendre un bus de transport en
commun.»
Avec une route comme celle de Goma riche en
nid de poule, j’ai une envie folle de les suivre pour voir comment ils vont
s’en sortir. Eh oui ! Les nids de poule les attendent déjà. Le policier à
l’arrière, avec la violence des soubresauts, serre très fort sa femme comme
pour la protéger mais en réalité c’est pour s’accrocher afin de ne pas tomber.
Un véritable cirque !
Normalement, ils n’allaient même pas faire
100 mètres sans que les roulages ne les arrêtent. Deux infractions sont à la charge du taximan : d’abord le fait
de transporter 4 personnes sur une seule moto mais aussi aucun d’entre eux ne
porte de casque. D’ailleurs pour le cas d’espèce ici, qui va porter le casque?
Mais comment peuvent-ils arrêter un
policier ? Le motard non plus n’a pas l’air de s’inquiéter. Ne bénéficie-t-il
pas de l’immunité du policier ?
Par Feza Umande Alice
Par Feza Umande Alice
lundi 3 mars 2014
Goma: les journalistes considérés comme des préservatifs
![]() |
| Pacheco Kavundama entrain de réparer son soulier |
Un préservatif ? Comment et pourquoi
ça ?
Pacheco souriant même quand il est en
difficulté n’hésite pas à expliquer : «
Les autorités ont toujours eu besoin de nous pour faire véhiculer leurs
messages, elles nous appellent mais juste après l’interview elles commencent à
nous regarder comme de la merde »
A l’instar d’un préservatif, après usage il
devient répugnant. On n’a qu’une seule envie : l’enlever au plus vite et
le jeter loin. Est-ce qu’un journaliste mérite un tel traitement ? La réponse
est NON!
Alors où réside le problème ? Un
journaliste ce n’est pas quelqu’un qui peut être considéré de cette
manière !
A mon avis le problème est à notre niveau. A Goma les journalistes se sont fait un nom dans le sens négatif, ‘’les mendiants’’ !
Il suffit qu’une autorité organise une
quelconque activité pour voir Presque tous les journalistes se précipiter à cet
endroit. Quelle est leur mission principale ? Recevoir le transport qu’on
va donner à chaque journaliste le coupage.
Cette manie a pris de l’ampleur dans le chef de plusieurs ‘’professionnels’’ de médias en République Démocratique du Congo. Et au bout d’un moment la
personnalité du journaliste en prend un
sérieux coup.
Ces autorités que nous servons humblement continueront
à nous considérer comme des préservatifs si nous ne prenons pas conscience de
notre mauvais comportement. Ainsi après
avoir été cordonnier, nous deviendrons peut être des boulangers puis des
couturiers et ainsi de suite.
Mes amis journalistes, crier nos problèmes à nos
autorités ne résoudra rien au contraire cela nous discréditera davantage. Je crois qu’on devrait prendre conscience et arrêter de courir derrière les
autorités. Cela nous permettra d’être non seulement impartiaux mais aussi nous
aurons préservé notre dignité.
Par Feza Umande Alice
samedi 15 février 2014
Pilleuse de ‘’Sombe’’, métier difficile mais passionnant !
| Uwineza entrain de piler le ''sombe'' avec sourire |
Uwineza vient chaque matin dans ce marché
avec ses ‘’sombe’’ qu’elle achète chez certaines personnes qui en plantent dans
leurs clôtures. Ensuite elle les revend dans ce marché. Elle achète une botte à
200 francs burundais (Fbu) pour la revendre à 300 ou à 400 francs. Et si par hasard elle trouve
quelqu’un qui veut faire piler ses légumes alors elle demande 200 francs de plus.
Seulement 200 francs pour un tel travail qui demande beaucoup de force. Je pense que ce n'est pas proportionnel à l'effort fourni.
Pendant un quart d’heure, elle donne de grands
coups répétitifs avec son pilon. Pour tuer le temps, elle discute avec des
clients ou avec ses camarades. Ensuite elle ajoute des poireaux et des poivrons.
Le mouvement se poursuit ainsi un quart d’heure de plus, jusqu’à ce que tout
soit bien broyé. Apres quoi elle empaquette la poudre verte humide ainsi obtenue
et la remet au client. Puis sans même un bref moment de repos elle prend une
autre botte et reprend le même travail.
Par Feza Umande Alice
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